Roller, un sport pour la paix et le développement de Beni

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Les jeunes de Beni réunis dans Dream Team Roller (DTR) ont patiné le long du boulevard Nyamwisi allant vers  la marie de Beni. C’est en guise de la commémoration de la journée mondiale du sport pour la paix et le développement. Cette journée célébrée le 06 mars de chaque année à travers le monde, a permis à cette équipe de démontrer à la face du monde que malgré l’insécurité grandissante à Beni, caractérisée par les tueries ADF, le sport peut non seulement combattre le stress, mais aussi développer un esprit créatif.

«Je suis jeune, je m’engage à vendre positivement l’image de ma ville par mon talent de rouleur », c’est le slogan que l’on peut lire sur le calicot présenté à la mairie de Beni par les jeunes réunis au sein de l’association Dream Team Rollers (DTR/BENI). Ceux-ci véhiculent ce message à l’occasion de la journée internationale du sport pour le développement et la paix.  En marge de cette journée commémorée le 06 avril de chaque année, les jeunes rouleurs de Beni ont voulu démontrer à la face du monde que le sport constitue pour la ville de Beni un instrument de développement, mais surtout de résilience pour la population, victime des attaques ADF et Maimai depuis plusieurs années: « nous voulons signifier à tout le monde que Beni n’est pas seulement synonyme de l’insécurité grandissante ou du virus  d’Ebola qui avait causé d’énormes dégâts dans la région. Le fait de rouler nous procure le loisir, combat le stress et le traumatisme », explique Joël Kavuya, Coach responsable de DTR/BENI. Il poursuit : «notre structure encadre les jeunes en éducation civique. Les amener à éviter de participer aux manifestations violentes perceptibles de temps en temps à Beni».

Patiner pour le développement

Signalons que le patinage à roulettes ou roller est un sport qui consiste à se déplacer sur des chaussures montées sur les roues, appelées patins à roulettes. Ce sport donne l’impression à un patineur de s’envoler, de devenir grand. Certes, après ce sport, il est possible que le patineur monte ou réalise de gros projets inspirés pendant le moment de sport, dit HL, un ancien patineur, aujourd’hui ingénieur en construction. Celui-ci fait savoir qu’après le patinage, il réalisait les exploits dans sa vie estudiantines: «lorsque je me rendais compte que j’étais fatigué, bloqué sur un projet ou un travail scientifique, je me reposais un peu avant prendre mes patins pour m’entrainer. Après deux heures seulement, je rentrais dans mon petit laboratoire avec les idées fraiches qui me permettaient de tout parfaire. Le roller c’est vraiment un sport qui a développé mon talent d’architecte», se souvient-t-il.

Soutien aux jeunes rouleurs  

Prenant la parole devant les rouleurs, l’autorité urbaine, le commissaire principal Narcisse Muteba encourage la jeunesse qui se démarque dans la vente de l’image positive de la ville de Beni à travers le sport : « En vous écoutant, j’ai l’impression que vous avez dit Non à la délinquance qui caractérise certains jeunes qui s’adonnent aux actes de vandalisme comme si la ville était ingouvernable. Je suis dans l’obligation de vous soutenir parce que vous avez une vision positive pour notre ville », promet le maire de la ville. Pour ce faire, Joël Kavuya précise que son équipe compte effectivement plus de 180 jeunes qui ont besoin d’un espace appropriés pour le développement de cette discipline sportive : «nous n’avons pas d’infrastructures. Nous patinons en plein boulevard avec le risque nous faire cogner par les engins roulants. Nous sollicitons ainsi à toutes les personnes de bonne volonté, en plus de l’autorité urbaine, de nous soutenir avec  les équipements de jeu et un espace approprié (terrain) pour le jeu», sollicite-t-il. Et, de dire aux parents de laisser libre leurs enfants d’opérer eux-mêmes un le choix du sport à pratiquer : « chers parents, n’étouffez pas les talents de vos enfants en les empêchant de venir s’entraîner quand ils tentent venir vers nous. Le patinage est une discipline sportive comme toutes les autres à l’instar du football, basketball… », interpelle-t-il. 
  Mustapha Mulonda

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